Accueil ACTUALITÉS KIMBOL ; . « KADER KEITA C’EST UN GARÇON QUI N’EST PAS HUMAIN. D’AILLEURS IL N’EST PAS RECONNAISSANT ENVERS SA FAMILLE DONC CE N’EST PAS ENVERS MOI QU’IL VA L’ÊTRE »
 KIMBOL ; . « KADER KEITA C’EST UN GARÇON QUI N’EST PAS HUMAIN. D’AILLEURS IL N’EST PAS RECONNAISSANT ENVERS SA FAMILLE DONC CE N’EST PAS ENVERS MOI QU’IL VA L’ÊTRE »

KIMBOL ; . « KADER KEITA C’EST UN GARÇON QUI N’EST PAS HUMAIN. D’AILLEURS IL N’EST PAS RECONNAISSANT ENVERS SA FAMILLE DONC CE N’EST PAS ENVERS MOI QU’IL VA L’ÊTRE »

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Gôzôh Info a décidé de vous proposer aujourd’hui un nom bien connu de la population de Gagnoa,  Qu'on l'aime ou qu'on ne l'aime pas, il ne laisse personne indifférent..Richard Kimbol. Un homme atypique avec qui nous avons échangé pour mieux découvrir sa personnalité. Quelqu’un qui s’est fabriqué une personnalité, un véritable self made man. Comment il s’est rendu incontournable à Gagnoa, ses rapports avec l’ex- pouvoir. Ce qu’il pense John Kiffy et de Kader Kéita. Tout y passe. Entretien.

Présentez- vous à nos lecteurs ?

Richard Kimbol : Je suis Ibo Richard Isaac à l’état civil plus connu sous le sobriquet de Richard Kimbol qui m’a été attribué par mon meilleur ami de Babré Casmir Jacques Aka, paix à son âme, en référence au célèbre film de l’époque ‘’Le fugitif’’ et dont l’acteur principal s’appelait Richard Kimbol. Je suis marié et père de quatre enfants, trois filles et un garçon. Je suis originaire de Gagnoa plus précisément de Logobia de par mon père et de Kokuézo- Tiépa de par ma mère.

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Qu’est ce qui a fait la célébrité de Kimbol ?

R.K : La célébrité, je peux dire que je suis né avec. J’ai toujours eu envi de me rendre indispensable partout o? je suis. Même tout petit avec mes parents je faisais toujours du chantage parce que j’ai toujours voulu être leader. Et pour être leader il faut avoir des qualités. Donc les qualités je les ai toujours eues. Tout petit j’étais le meilleur constructeur de véhicule en fer, au football, j’étais le meilleur gardien de but. A Mahidio o? j’ai fait une partie de mon enfance quand je n’étais pas dans les poteaux, l’équipe ne pouvait pas jouer parce que les gens voulaient voir mes plongeons. Les témoins sont encore vivants. Donc la célébrité je l’ai dans la peau depuis l’enfance. C’est ainsi le 31 décembre 1987 j’arrive à Gagnoa avec des amis, invités par l’actuel chef du village de Barouhio qui est mon ami. Et ce jour- là j’ai été choqué par un fait. Nous avions l’argent sur nous mais malheureusement nous n’avions trouvé aucun maquis ni bar pour nous amuser. Tous les espaces étaient bourrés de monde. Et ce jour j’ai été bouleversé, mon orgueil a été fouetté et depuis ce jour j’ai donc décidé de m’établir à Gagnoa pour relever le défi. Je suis donc reparti à Abidjan et souvent je venais à Gagnoa pour repérer des espaces.

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Donc vous vous installez à Gagnoa à votre propre compte mais vous n’avez pas tout de suite commencé avec les maquis. Vous vous  êtes fait connaitre par le football qui fut l’une de vos passions ??

R. K : J’ai donc décidé de m’installer à Gagnoa pour relever un défi mais je n’avais pas envi de travailler pour quelqu’un parce que je me suis dit que je suis assez intelligent pour travailler pour quelqu’un. Donc je mets cette intelligence en action. Puisque j’avais envi de faire un grand maquis, j’ai travaillé pendant 10 ans pendant lesquels j’ai fait la véritable promotion du maracana (football de zone sur espace réduit) jusqu’en 1998 o? j’ai arrêté d’organiser les tournois de maracana. Un événement sportif qui a connu un véritable engouement à l’époque et auquel beaucoup de joueurs du sporting club de Gagnoa ont pris part (Hamed Ouattara, Biagné Adolphe, Abou Samassi, Gouaméné Maxime, etc). Malheureusement des gens comme Kader qui ont réussi dans le foot comme il n’est pas humain, il a oublié cette étape de sa vie aujourd’hui, sinon c’est de mon terrain de maracana qu’ils ont eu leurs premiers contrats professionnels en Suède, son frère Fadel et lui. Donc c’est le foot qui m’a fait connaitre. Malheureusement,  je faisais tout ça mais je ne gagnais pas toujours ce que j’avais envi de gagner. Mais je n’avais toujours pas envi de travailler pour quelqu’un, donc j’ai commencé à organiser des jeux d’invisibilité auxquels les libanais, les européens et autres participaient. Et puis un jour je suis monté à Abidjan pour chercher un parrain qui faisait partie de la coopération belge à qui j’avais dédié un tournoi. Je lui ai adressé un devis de 300000 FCFA. Dans ces 300000 FCFA, j’ai pris 100000 FCFA pour faire mon premier maquis ‘’Le Britannique’’ à Babré en collaboration avec un ami.

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Et c’est delà qu’est partie votre véritable renommée ?

R.K : Oui, on peut dire ça comme ça. Mais comme je le disais tantôt je m’étais déjà fait un nom à partir du maracana. Parce que la première leçon qu’il faut savoir, c’est que pour faire un maquis il faut être connu. Donc j’étais déjà connu et le maquis est venu accroitre cette notoriété. Mais le défi que je voulais relever à partir de ce maquis que j’avais ouvert à Babré, c’était de faire de Babré le quartier le plus populaire en termes d’ambiance à Gagnoa pour détrôner Garahio que tout le monde fréquentait, et je l’ai réussi en ouvrant le Britannique. Mes amis devant qui je lançais ce défi sont encore vivants. Donc là j’ai joué sur la pub. A cette époque John Kiffy venait de sortir son album ‘’Saley’’ et il devait faire des concerts le 31 décembre et 1er janvier au stade Victor Biaka Boda. Et comme on se connaissait déjà puisqu’on a tous grandi à Babré, il m’a confié la vente de ses tickets. En échange j’ai demandé que tout son staff se retrouve dans mon maquis à Babré après le concert. Et ça m’a fait une grande pub.

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Et vous ne vous arrêtez pas là ?

R.K : Oui, après ça, puisque les démons de la division sont rentrés en jeu, entre mon partenaire et moi c’était plus la parfaite collaboration. J’ai donc vendu mes parts du ‘’Britannique’’ et je suis allé créer ‘’Le siège 1er ‘’ toujours à Babré o? je recevais de la clientèle un peu plus sélect. Ce maquis a tellement pris de l’ampleur que pour tous les jeunes de Gagnoa et même au-delà c’était un passage obligé. Car je me suis tellement fait des amis même dans les médias, tout le monde voulais découvrir le maquis de Kimbol. A l’époque des animateurs de la télévision et de la radio fréquence 2, tels Claude Tamo, Alain Sawaya et autres ne pouvaient pas faire leurs émissions sans toute fois faire un coucou au personnel et au patron du ‘’siège 1er ‘’ à Gagnoa. Et puis après ‘’Le siège 1er ‘’, j’ai décidé de quitter la poussière et je suis allé faire un bar encore plus sélect de 50 places assises à Garahio ‘’Le pôle nord’’ o? n’entrait que des personnes respectables. Un peu plus tard après la crise, je suis venu m’installer là ou je suis présentement  à Barouhio.

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C’est vrai que vous avez fait tout ce parcours mais les relations entre Kimbol et sa clientèle n’ont toujours pas été bonnes ?

R.K : Je reconnais que je suis un peu dur mais je ne suis pas méchant. Donc je n’ai jamais fait d’histoire avec mes clients. Seulement il peut arriver que certains clients trouvent que comme je suis trop dur de caractère, ils décident de ne plus venir chez moi. Mais écoutez, chez Kimbol quand 1 client part, 10 viennent. C’est comme ça je suis né, je ne pourrai jamais changer malheureusement. Dieu m’a créé comme ça malgré ce que les gens diront de moi, tous ceux qui me connaissent savent que je suis gentil donc ils viendront toujours. Dieu m’a donné cette chance et cette force. Là ou je suis, la clientèle afflue toujours.

 

On nous a dit que vous êtes celui qui aurait fait la promotion du zézé pop à Gagnoa est- ce par amitié pour John Kiffy ou est- ce parce que vous aimez sa musique ?

R. K : J’apprécie énormément votre question. Elle est la meilleure. Moi je suis né le 9 novembre 1964, en 1970, j’avais 6 ans quand la musique pop  a  gagné le monde entier. Je suis de cette génération ou on regardait dans les trous des palissades  les grands frères danser sur les musiques  des Jo Cokers, des Beatles, Rolling Stone etc.., Mon enfance a donc été marquée par cette musique- là. Je grandissais lorsqu’en 1983, John Kiffy, à l’époque John Yalley est passé à la télévision ivoirienne à l’émission 1ère chance de Roger Fulgence Kassi, j’ai été fasciné. Avant lui d’autres artistes comme Wedji Ped faisaient de la pop mais ce n’était pas comme ce que voulais. C’est John seul qui a fait ce que je voulais. Et lorsqu’il a sorti son premier album en 1990, il est rentré en moi et depuis je le suis parce que c’est le seul qui fait la musique qui a bercé mon enfance.

 

On aurait appris que John Kiffy et vous seraient en froid. Qu’en est- il ?

R. K : Les gens racontent n’importe quoi. John ce n’est pas mon ami. C’est mon grand frère et c’est la musique qui nous a rapprochés. Je l’ai aimé à cause de sa musique. J’ai fait sa promotion à Gagnoa et je continue de le faire parce que dans mon bar, c’est la seule musique qu’on joue. Celui qui n’aime pas il va ailleurs. Pourquoi on serait en froid ? Chaque fois qu’il vient à Gagnoa on a été toujours ensemble. Il doit même venir jouer ce week end à Guibéroua (Mdlr : samedi 8 avril 2017), c’est moi qui ai créé le contact. Donc il n’y a pas de problème entre lui et moi. La seule chose pour laquelle on n’est  peut être pas d’accord, c’est la politique. Parce que John tout ce qu’il dit dans ses chansons, c’est de la politique. Mais c’est son choix. Moi je ne fais de la politique mais ce n’est pas pour ça que je vais dire que je n’aime plus sa musique. Je vous dis que c’est lui seul qui est mon artiste en côte- d’ivoire ici. Moi je n’écoute pas zouglou, coupé décalé tout ça, ma musique c’est la pop. Et c’est lui seul qui fait la musique que j’aime, c’est mon idole en quelque sorte. Je ne peux pas être en froid avec lui. En tous cas ce n’est pas de mon côté.

On a aussi appris que vos relations avec certaines personnes bien connues à Gagnoa n’ont toujours pas été bonnes ? Je veux parler de docteur Zagadou, Alain Dexter. On aurait même appris que vous avez chassé Kader Kéita de votre mariage?

R.K : Docteur Zagadou, c’est mon frère. Quand il est arrivé ici moi j’étais déjà Kimbol. On s’est connu quand il était encore étudiant je crois en 4ème ou 5ème année. Donc il ne peut pas avoir de palabres entre lui et moi. Il y a eu des choses qui n’ont pas marché entre nous. Ce sont les choses que les gens racontaient pour se faire plaire qu’il a mal pris c’est tout. Mais je pense que les choses sont en train de rentrer dans l’ordre. Dimanche dernier il était ici. Moi quand des amis viennent me voir très souvent on va chez lui. Il n’y a vraiment pas de gros problèmes entre nous. Quant à Alain Dexter moi je pense que c’est un aigri, parce que moi je ne peux pas comprendre que quelqu’un comme lui organise un événement pour primer les gens et Kimbol n’est pas parmi les lauréats. Ça si ce n’est pas l’aigreur c’est quoi ? Sinon moi je n’ai pas de problème particulier avec lui, mais c’est quelqu’un que moi je ne vois plus. A l’époque il dirigeait la seule radio de Gagnoa et moi j’organisais un concert pour faire venir feu Douk Saga. Un artiste qu’ils ont voulu faire venir à maintes reprises sans succès. Moi j’ai réussi à le faire venir grâce à mes amitiés. J’étais à la télévision et les ‘’petits’’ que j’ai laissé sur le terrain ici m’ont appelé pour me dire que les gens de la radio étaient en train de boycotter le concert. C’était lui qui était à l’antenne ce jour- là et il disait « Douk Saga, ce n’est pas sûr qu’il vienne ». Quand quelqu’un fait ça ce n’est pas pour nuire à l’autre ? Mais moi je ne lui ai jamais parlé de tout ça. J’ai laissé tomber. On se salue comme d’habitude, il vient même souvent dans mon maquis. Voici même la trace de sa chaussure (il montre une trace de chaussure sur le sol), il est venu ici quand j’étais en plein travaux de finition. 

 

Et qu’en est- il de Kader Kéita, l’avez- vous  chassé à votre mariage ou pas ?

R. K : C’est archi faux. Kader n’était pas à mon mariage. Je ne l’ai jamais chassé, lui et moi ne sommes pas amis donc il ne peut pas venir à mon mariage. Je l’ai dit un peu plus haut que c’est un garçon qui n’est pas humain. D’ailleurs il n’est pas reconnaissant envers sa famille donc ce n’est pas envers moi qu’il va l’être.

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Qu’en est- il de vos relations avec l’ancien régime ?

R. K : Moi je ne fais pas la politique donc je n’ai jamais travaillé avec l’ex- pouvoir.

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Mais qu’en est- il de l’ex- protocole de Laurent Gbagbo, Allou Eugène, vous étiez son ‘’bon petit ‘’parait- il ?

R.K : Je n’ai jamais été le ‘’bon petit’’ d’Allou Eugène. J’étais plutôt le ‘’bon petit’’ de Danon Djédjé, parce qu’à l’époque lui et moi habitions le même quartier la Riviera à Abidjan. Ce n’était pas à cause de la politique. La preuve, une année j’ai organisé un tournoi ou j’ai choisi un parrain qui m’a dit qu’il ne pouvait pas venir. Donc j’ai pris Danon Djédjé comme parrain pour l’honorer et c’est comme ça qu’il est devenu député. Mais après qu’il soit devenu député, je ne m’approchais plus de lui. En ce qui concerne Allou, je suis venu un peu en pompier pour sauver sa boite de nuit qu’il avait construite et qui avait du mal à décoller. C’est comme ça que quelqu’un qui me connaissait lui a demandé de me faire appel pour l’aider. Donc c’était juste pour lui donner un coup de main dans le cadre de sa boite de nuit, sinon nous n’avons pas travaillé ensemble politiquement. Et puis d’ailleurs il avait déjà été viré de son poste auprès du président Gbagbo, il était en ce moment ambassadeur au Cameroun.

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Même si vous ne faites pas la politique comme vous le dites, vous pouvez néanmoins donner votre avis sur l’actualité politique, les procès qui se déroulent en ce moment, celui de Gbagbo et Blé Goudé à la CPI et même de Simone Gbagbo qui vient d’être acquittée ?

R. K : Vous savez pour tous ces procès qui sont en cours, moi j’ai une seule phrase « Ceux qui sont en prison en ce moment  ou qui sont hors du pays, sont les plus forts. Nous qui sommes dehors en côte- d’ivoire ici- là, toute tendance confondue, nous sommes les plus faibles ». C’est tout ce que je peux dire sur cette question. Je n’ai plus un autre commentaire à faire vous- même devinez la suite.

 

Réalisé par Guyssôh Kanégnon.?

?Source:www.gozoh-info.com

 

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