« SA MORT PAR AVC, J'EN DOUTE FORT » UN PROCHE DE MARIE-LOUISE ASSEU FAIT DE GRAVES RÉVÉLATIONS
Avez-vous réussi à la voir après sa réanimation en clinique ?
Oui. Et dès qu'elle m'a vu, elle a commencé à se plaindre. Elle me reprochait mon absence à ses côtés, alors que le ''Layè Festival'' approchait à grands pas. Je lui ai demandé de se calmer. Mais quand j'ai vu son état de santé, j'ai appelé Kiniboua qui est un responsable culturel à Adzopé, pour qu'on reporte la date du festival. Il m'a demandé les raisons qui motivaient ce report. Je n'ai pas voulu lui en dire plus sur la situation de Marie-Louise. Il leur était difficile de lui parler. Car, les médecins avaient écrit sur sa porte ''interdit de visite''.Quand les gens disent que sa famille refusaient qu'on la voie, ce n'était pas vrai. Elle nous a demandé de composer les numéros de Mme Vieira, Directrice du Burida, et sa collègue Dent de Man.
Pourquoi a-t-elle voulu parler particulièrement à ces deux personnes-là ?
Elle m'a simplement dit qu'elle voulait les appeler pour leur faire une surprise. Ça m'a inquiété, et j'ai dit à sa tante Clémence de lui arracher le téléphone. On lui a demandé de se reposer. C'était un jeudi, et le lendemain vendredi, je suis revenu à l'hôpital où elle et moi, nous nous sommes promenés un peu. Elle était dans un fauteuil roulant. Je me suis dit : ''si elle a pu se promener un peu, c'est que sa santé commence à s’améliorer''. Le médecin avait même décidé de nous libérer le 10 décembre. J'arrive donc le samedi qui a suivi notre promenade, sa tante me dit qu'elle a fait 41 degrés de fièvre. Elle l'a donc massée avec de la glace, afin qu'elle se réveille. Étant donné que je devais aller en voyage, le lundi matin, j'appelle, on me dit qu'elle est en réanimation. Je rappelle le soir, on me reçoit avec des pleurs annonçant son décès. C'est pourquoi, quand vous entendez mes slams, ce sont des lamentations, des cris du coeur. Sa mort me fait mal encore aujourd'hui.
Quel était l'état des relations entre Marie-Louise et vous ?
C'était une relation de grande sœur et petit-frère. Ce n'était pas une affaire de collègues. C'était plus que cela. La preuve, elle me confiait les lourdes charges de l'organisation des funérailles de son papa. Quand elle m'a annoncé le décès de celui-ci, elle m'a appelé, et ma dit : ''tu sais, ton papa est décédé. Allons on va l'enterrer''. Elle m'a confié cette mission, et nous l'avions réalisée ensemble.
Dans les derniers instants de Marie-Louise, quelles sont les confidences qu'elle vous a faites?
Elle me disait que nous allions organiser, à tous les coups, le festival Layè. Même quand je voyais Marie-Louise nous exhorter un peu, mes larmes coulaient. Elle me disait sur son lit d'hôpital ''pourquoi tu pleurs? On va faire le Layè. Et nous allons faire d'autres productions ensemble''. Elle m'a remis le cachet de Ymalé production pour que je fasse les courriers, afin de les déposer dans les structures. On était vraiment lié.
Dans le dernier tournage de la série ''Faut pas fâcher'', intitulé ''l'héritage'' qui passe actuellement sur Rti1, présentait-elle des signes de fatigue ou de maladie?
Oui, au dernier tournage, on sentait que Marie-Louise était un peu fatiguée. La preuve, elle a une dernière production avec moi qu'on appelle ''Beau gosse''. C'est une série produite par Ymalé Production, qui contient 30 épisodes, terminée qu'on devait déposer. Lorsque je suis passé à l'hôpital pour lui dire qu'on a fini le montage, elle m'a remis son téléphone pour qu'on appelle ceux à qui on doit remettre le film. Vous voyez, on sentait qu'elle voulait travailler. Mais elle était fatiguée. Un jour, je l'ai appelée, elle m'a reproché le fait que je ne sois pas à côté d'elle, pour faire les courses. Donc, elle était obligée de les faire elle-même. Je lui ai donc demandé de me laisser faire toutes les courses car, elle devait se reposer. Après son réveil du coma, elle donnait des instructions comme si elle n'avait rien eu. Elle a même appelé Jean Noël Bah, son partenaire de production, pour finir une séquence de film. C'était vraiment une battante. Elle a lutté pour survivre. Je crois que si elle savait qu'elle allait mourir, elle n'allait pas lutter de la sorte.
De quoi est-elle réellement morte? D'aucuns parlent de fatigue, de méningite et bien d’autres maladies…
Les médecins ont dit qu'elle est morte d'accident cardio-vasculaire (Avc). Mais je doute fort. Pour ce que je sais, quand on dit Avc, c'est qu'on est paralysé. Mais ce n'était pas le cas avec elle. Elle n'était pas paralysée. Elle faisait tous les mouvements possibles avec l'aide, bien sûr, des infirmières. Je m'en tiens donc à la version des médecins qui ont dit qu'elle est morte à la suite d'un Avc.
Comment entrevoyez-vous l'avenir de ''Faut pas fâcher'' sans Marie-Louise?
Ce sera difficile. C'est vrai qu'il y a Adrienne Koutouan, Fanta Coulibaly et Awa Koné. Je sais qu'elles sont talentueuses. Mais est-ce qu'elles peuvent faire la réplique d'Adrienne ? Chacune a son personnage. Quand Adrienne campe un personnage dans une famille, et que Marie-Louise joue un autre personnage dans une autre famille, on sent le clash. Vous voyez que la réplique d'Adrienne donne un vrai clash. Vous avez vu le dernier tournage, où on parlait d'un monsieur jaloux qui vivait dans un immeuble, qu'elle a tourné ? C'était superbe. Comme les artistes se transcendent, on peut espérer qu'on pourra combler ce vide là.
Un dernier mot au terme de l'inhumation de Marie-Louise Asseu ?
Je voudrais dire merci aux artistes, à ses amies, à ses frères et grandes sœurs Dan log, Dent de Man, Acho weyer, Adrienne Koutouan et toute l'équipe de ''Faut pas fâcher''. Ils sont restés avec elle jusqu'à son dernier clap, comme on le dit dans notre milieu. Je remercie la directrice du Burida et tout son personnel. Je dis infiniment merci au ministre Patrick Achi, à toute la population d'Adzopé et d'Affery, à l'association dirigée par Mme Fofana à Adzopé. Cette dame était véritablement sa camarade. La preuve, quelques heures avant son décès, elle m'a appelé pour me dire ''je vois Marie-Louise en face de moi''. Je lui ai dit qu'elle voulait rire avec moi. A 19h, on m'annonce son décès.
Source: www.helloclick.info