HABIB MAROUANE, MANAGER DE ARAFAT INCARCÉRÉ À OUAGADOUGOU « JE VAIS KÊTÊ KÊTÊ AVEC MES MÔGÔ POUR PAYER… »
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C’est un Habib Maroune très relaxe que nous avons trouvé dans la cour
de la section de recherche de la gendarmerie nationale ce jour 4
juillet aux environs de 17h. Vêtu d’un débardeur blanc avec en main une
petite serviette pour essuyer sa sueur, le manager d’Arafat était en
train de charger son téléphone portable certainement à plat à cause des
multiples appelles. « Hé mon gars c’est comment ? » s’est-il exclamé
lorsqu’il m’a aperçu. Heureux de le voir, nous nous sommes empressé pour
lui serrer la main. « Oh mon ami y a quoi ? Passes par là (il nous
indique une place tout près de lui). Tu penses qu’ici c’est le marché de
nabi yaar ou de cocody non ? » Nous interpelle un gendarme. Et à Habib
Marouane de lui répondre : « Chef faut le laisser ; c’est parce qu’il
est très content de me voir qu’il a oublié de venir vers vous ». Nous
prenons place donc devant le gendarme qui me demande qui est Habib
Marouane pour nous. A cette question nous avons répondu que Habib est
notre ami et collègue manager. « Tu es venu donc le voir ? » questionne
le gendarme. « Oui ai-je répondu ». Après quelques minutes de patience,
le gendarme me fait savoir que ce n’était pas possible de causer avec
Habib. « Reviens demain matin » conclu t-il. Pendant ce temps Habib
était en train de converser avec un autre gendarme. Voici le contenu de
leur conversation. Entendez par G Gendarme et H Habib
G : Tu as appelé Arafat aujourd’hui ? .
H : Depuis ce matin je l’appelle mais il ne décroche pas
G : Mais ce gars là c’est un véritable bandit
H : …………………………………
G : Comment tu vas faire pour payer la somme demandée ?
H : Je vais kêtê Kêkê avec mes môgô d’ici et d’Abidjan pour pouvoir gérer
A cet instant je me suis invité à la discussion. Y sera mon pseudo
Y : Mais il me semblerait qu’Arafat a dit qu’il va payer la somme le mercredi
H : Laisses lui –là. Je ne compte même pas sur lui.
Y : Hier dans sa vidéo qu’il a posté sur facebook, il a parlé de 1 million. On vous demande combien pour vous libérer
H : 2 200 000
G : Tu es sûr de pouvoir avoir cette somme là ?
H : Oui ne vous inquiétez pas. D’ici là vous aurez l’argent.
Y : Tout se passe bien ? Tu ne manques de rien ?
H : Je suis à l’aise. Il y a rien à signaler. D’ici là je serai libre
Y : Que feras tu de Arafat si tu rentres à Abidjan?
H : Nous allons régler nos comptes à babi.
A en croire donc Habib Marouane, sa libération n’est plus qu’une
question d’heure puisque « mes gars d’ici ont déjà trouvé l’argent ».
« Si je sors je vais rester encore une semaine pour essayer de régler
certaines affaires » nous a-t-il confié avant de rejoindre son téléphone
portable qui sonnait.
Source: afriyelba.net