MOUVEMENTS DE CONTESTATIONS: DES TIRS ENTENDUS DANS DES CASERNES À BOUAKÉ ET ABIDJAN
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Des tirs ont été entendus dans la matinée de ce vendredi 12 mai au niveau de l’état-major des armées des Forces armées de Côte d’Ivoire (FACI) à Abidjan-Plateau le quartier des affaires de la capitale économique de la Côte d’Ivoire.
« Depuis mon bureau au Plateau, j’entends des tirs des militaires à l’état-major des armées au Plateau. Je crois que c’est une manifestation de ceux-ci », raconte un fonctionnaire qui a requis l’anonymat, joint par la rédaction à 9 heures GMT. Un autre témoigne que la voie du château d’eau est coupée par les militaires.
A Bouaké dans le centre-nord du pays, des tirs ont été également entendus. Selon des habitants joints au téléphone, c’est dans la nuit de ce jeudi 11 mai que ces bruits d’armes ont commencé. « Les tirs ont commencé tard dans la nuit hier jeudi. Mais on les entendait vers le camp du 3ème bataillon sis dans la ville. Les tirs ont continué par intermittence toute la nuit. Et ce matin encore, on les entend mais cette fois vers le camp génie », raconte un confrère joint par la rédaction aux environs de 8 heures 30 ce vendredi 12 mai.
A en croire le confrère, ces tirs sont le fait de militaires mécontents. « Ce sont des militaires qui sont à l’origine de ces tirs. Ils disent ne pas se reconnaître dans les conclusions de la rencontre que certains d’entre eux ont eu dans l’après-midi d’hier jeudi au palais présidentiel à Abidjan avec le chef de l’Etat. Et exigent le paiement du reliquat de la prime de 12 millions FCFA dont une première partie de cinq millions FCFA leur a été versé courant janvier », dit-il. Toutefois, le confrère précise que les activités suivent leur cour normal dans la ville.
Une source au Bureau d’informations et de presse de l’armée confirme les tirs sans en dire plus.
Dans l’après-midi d’hier jeudi, des meneurs d’un mouvement de contestation bruyante de militaires ivoiriens de janvier 2017, ont été reçus par le chef de l’Etat Alassane Ouattara au palais présidentiel. Au sortie de la rencontre, ces militaires ont fait la promesse de renoncer au paiement du reliquat de la prime de 12 millions FCFA revendiqués en début d’année, et dont une première partie de cinq millions FCFA leur a été versé. Ils avaient également fait la promesse de ne plus faire des manifestations de rue.
Source:politikafrique